IRM et scanner cardiaque : deux examens complémentaires

L’IRM et le scanner cardiaque sont des examens d’imagerie de deuxième intention. Ils répondent à des questions différentes et ne sont pas interchangeables. Ils ne sont pas réalisés au cabinet : le cardiologue vérifie l’indication et organise l’orientation vers un centre spécialisé.

Scanner cardiaque et coroscanner

(durée 5 min: une fois le patient installé sur la table)

Le scanner utilise les rayons X et peut nécessiter une injection de produit iodé. Le coroscanner étudie les artères coronaires, les plaques et les éventuels rétrécissements. Le score calcique mesure sans injection la quantité de calcium coronaire. Le scanner peut aussi analyser l’aorte, les valves, les veines pulmonaires ou certaines structures cardiaques.

Réalisation d’un scanner cardiaque ou coroscanner
Reconstruction des artères coronaires obtenue par coroscanner

Principales indications du scanner

Le coroscanner peut être proposé chez certains patients ayant une douleur thoracique ou une suspicion de maladie coronaire, notamment lorsque la probabilité clinique est faible ou intermédiaire. Il peut également préparer certaines procédures ou compléter une autre imagerie.

Précautions pour le scanner

Il faut signaler une grossesse, une insuffisance rénale, un antécédent de réaction à un produit iodé, un asthme sévère et les traitements en cours. Une créatinine récente peut être demandée. Des médicaments ralentissant le cœur ou dilatant les coronaires peuvent être administrés sous surveillance.

IRM cardiaque

(durée: 30 min une fois le patient installé sur la table)

L’IRM utilise un champ magnétique et des ondes radio, sans rayons X. Elle mesure les volumes et la fonction des ventricules et caractérise le tissu myocardique : œdème, inflammation, fibrose, cicatrice d’infarctus ou infiltration. Une injection de gadolinium est parfois nécessaire.

Réalisation d’une IRM cardiaque
Coupe d’IRM cardiaque montrant les cavités et le muscle du cœur

Principales indications de l’IRM

Elle peut préciser une cardiomyopathie, rechercher une myocardite, évaluer une cicatrice ou la viabilité myocardique, caractériser une masse, étudier certaines cardiopathies congénitales ou rechercher une ischémie lors d’une IRM de stress.

Précautions pour l’IRM

Tout pacemaker, défibrillateur, implant ou corps étranger métallique doit être signalé. De nombreux dispositifs récents sont compatibles sous conditions, après vérification et selon un protocole spécifique. Une maladie rénale, une grossesse ou une claustrophobie importante doivent aussi être indiquées.

Comment choisir ?

Le scanner est particulièrement performant pour l’anatomie coronaire et les calcifications. L’IRM apporte une caractérisation tissulaire et fonctionnelle approfondie. Le choix dépend de la question clinique, de l’ECG, de l’échocardiographie, de la fonction rénale, des implants et des contre-indications.